Aménorrhée.

Un sujet bien trop tabou à mon goût je décide aujourd’hui de m’exprimer sur ce sujet car j’ai souffert d’aménorrhée pendant 12 ans. 

En discutant autour de moi j’ai pris conscience que beaucoup de femmes en souffrent, et peu osent en parler.

Qu’est ce cela signifie ?

L’aménorrhée primaire (absence de cycles chez une jeune fille de plus de 16 ans).

L’aménorrhée secondaire (absence de règles depuis plus de trois mois chez une femme antérieurement réglée). Cette dernière est de loin la plus fréquente dont les deux principales causes sont logiquement la grossesse et la ménopause.

Hors il existe de nombreuses autres causes possibles :

  • un événement gynécologique (arrêt de la pilule, avortement…) ;
  • un choc affectif (décès, divorce…) ;
  • la prise de certains médicaments…;
  • Une forte anxiété;
  • Des troubles du comportement alimentaire;
  • l’alcool ;
  • la toxicomanie ;
  • une carence alimentaire ;
  • un syndrome polykystique;
  • l’excès de sport ou la pratique du sport de haut niveau par exemple…

Je partage mon histoire aujourd’hui car je me suis souvent sentie seule et plus jeune je ne m’inquiétais pas trop.
En effet, j’avais été rassurée par les gynécologues sur le fait de pouvoir avoir des enfants malgré tout.

Pour ma part j’ai eu mes premiers cycles assez tard aux alentours de 15 ans et… seulement tous les 6 mois ce qui correspondait à chaque période de vacances lorsque j’étais gymnaste. 

Personne n’était inquiet et on mettait cela sur le compte de la gymnastique. On m’a mise sous pilule à l’âge de 16 ans pour « régler » un cycle artificiel. Oui je sais à l’époque j’étais jeune, je n’étais pas consciente de toutes ces incohérences et la pilule bcp moins controversée qu’aujourd’hui. J’écoutais le médecin point barre.

Seulement quelques années plus tard quand j’ai pris conscience des différents problèmes (d’abord par rapport à la pilule de 3eme génération qui faisait polémique et le fait que je ne savais même pas si j’avais des cycles normaux ou non).

J’ai décidé d’arrêter la pillule afin de réguler mes hormones naturellement et bien sûr RIEN. Aucun cycle, il y a donc eu des tests…

Puisque je n’étais plus gymnaste, je n’avais plus 16 ans et que non ce n’était pas normal de prendre du duphaston (hormones) pour déclencher des cycles encore artificiels.

Je n’avais pas de syndrome polykystique et donc la dernière possibilité était les troubles alimentaires en effet pendant de nombreuses années j’ai souffert de TCA.

La encore je me disais que cela se réglerait quand j’irai mieux… Les années sont passés et les cycles étaient quasiment inexistant.

L’année dernière je me suis retrouvée à l’hôpital, j’étais tellement anémiée (manque de fer) qu’on pensait que j’avais une fuite de sang quelque part. La première question des médecins : « Avez-vous des règles abondantes ? »
Ma réponse : « Je n’ai pas mes règles ! »
J’ai donc de nouveau eu le droit à tous les test gastro et gyneco possibles sans jamais trouver le problème.

C’est à cette même période (la vie est bien faite 😉 que j’ai commencé mes études de médecine traditionnelle chinoise. Où j’ai pu étudier une toute nouvelle approche le corps n’est pas compartimenté TOUT EST LIE…Un symptôme physique, une maladie peut avoir une tout autre cause. La médecine chinoise prend en compte les émotions ALLELUIA !

Alors oui j’ai eu des injections de fer, je me supplémente encore beaucoup je cherche toujours le complément le plus « clean » mais depuis un an j’ai pour la première fois de ma vie un cycle à peu près normal. Grâce au fer notamment puisque pendant nos cycles nous perdons du sang et donc du fer. Mon corps c’est donc mis en mode survie pour ne pas perdre plus de fer.

Après des années de travail et de recherches je suis heureuse d’avoir mes règles, je le crie haut et fort quand cela arrive ! Une amie m’a dit récemment que nous devrions célébrer nos cycles je suis entièrement d’accord, c’est le fait de pouvoir donner la vie, c’est aussi le nettoyage de nos corps.

Aussi, en tant que femmes et êtres cycliques nous sommes profondément liées à la lune.

Alors oui faire des rituels au moment de la pleine lune et de la nouvelle lune ou simplement être consciente de leur importance peut paraitre farfelue pour certaines personnes. En réalité nous nous connectons simplement à notre féminin sacrée, à ces énergies impermanentes et changeantes qui nous permettent de donner la vie.

On parle beaucoup d’endométriose, de cycles douloureux mais très peu, voir jamais d’aménorrhée. Et croyez-moi on peut se faire tout un tas de scénarios dans sa tête… Suis-je stérile ? Est-ce que je pourrais tomber enceinte un jour ? Est-ce que cela sera difficile ?

Tout ça pour dire que le mental, l’hygiène de vie et les émotions ont une INFLUENCE énorme sur nos hormones et nos cycles.

J’ai maltraité mon corps pendant pas mal d’années et j’ai aussi beaucoup appris sur lui mais être aménorrhée n’est pas normal.

Votre corps vous envoie un message, pour ma part maintenant dès que je n’ai pas mes règles je sais que je dois ralentir le rythme, que je dois me connecter plus intensément à mon corps.

Cela peut paraitre fou, mais comme je le répète souvent le corps est magique, il nous dit tout il suffit de l’écouter.

Alors bien sûr cela prend du temps, il faut trouver ce qui vous correspond, le yoga, la méditation, l’acupuncture, l’hypnose, le reiki, la danse, la musique,et j’en passe… Suivez votre intuition, faites vous confiance, et surtout parlez en, vous n’êtes pas seule.

Je pourrais écrire des pages et des pages…

N’hésitez pas à me contacter je serais heureuse de pouvoir échanger avec vous à ce sujet.

Amour amour,

Laurie.

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